jeudi 29 octobre 2009
Grâtinée au Chou.
De la simplicité à se rouler par terre!!
Faites une petite soupelette avec les légumes que vous avez sous la main, moi j'avais des gousses d'ail, un demi-chou, des ptites pommes de terre, un oignon avec des clous de girofle et deux bouillons cubes, avec autant d'eau que ma cocotte pouvait en contenir.
Quand les légumes sont cuits, préparez votre grâtinée, soit dans des assiettes individuelles, soit un plat: une couche de pain (rassis, grillé de préférence), une couche de fromage, une couche de chou, une couche de pain et une couche de fromage + poivre. On mouille avec du bouillon, sans lésiner, car le bouillon va être bien absorbé par le pain.
On met au four chaud - on peut finir au grill, une belle croûte doit se développer...
C'est bon, c'est tout chaud, on en redemande!
mercredi 21 octobre 2009
Pommes au Saint-Marcellin Enrobées de Lard.
Je vous annonce le retour de la Cuisine à Poêle :) : ces petits repas préparés par mon homme. Au delà du fait qu'il est toujours appréciable de mettre les pieds sous la table, ça nous permet de tester d'autres choses. Comme Laurent cuisine moins, il a moins de contraintes et n'a pas peur d'innover.
Et ça donne ça en entrée: un sandwich de pomme et de Saint-Marcellin, enrobé de lard fumé. C'est très très bon, mais vous verrez à la fin de la recette, il y a quelques améliorations à faire pour avoir une recette parfaite.
Pour deux gourmands, il vous faudra: 2 petites pommes, un Saint-Marcellin, du lard fumé, du poivre et des herbes si vous le souhaitez.
- Préchauffez le four à 150°.
- Pelez les pommes, coupez les bouts pour que la pomme soit stable et coupez-la en deux.
- Coupez le Saint-Marcellin en deux dans le sens de la hauteur.
- Fabriquez les sandwichs: un bout de pomme, un morceau de Saint-Marcellin, du poivre, la deuxième moitié de pomme.
- Enrobez les pommes de lard, comme un joli bonbon, poivrez encore et saupoudrez d'herbes.
- Enfournez le tout pendant 20 minutes en surveillant: le lard peut se décoller et brûler.
Dégustez dès que tout est bien rôti et que la pomme est tendre.
L'alliance des 3 saveurs est divine quand on les aime!! Cette entrée est très jolie et très facile à faire.
Alors mes conseils:
- Utilisez des petites pommes, du diamètre du Saint-Marcellin. Ainsi, elles cuiront plus vite et le goût sera bien réparti entre le sucré, et le salé. Ici les pommes étaient un peu trop grosses.
- La recette originelle coupe les pommes en 4, nous avons préféré les couper en deux, c'est quand même plus joli d'avoir une pomme entière dans l'assiette.
- La pomme de la recette initiale: la Granny, nous avons pris des Fujis, qui cuisent mieux je pense.
dimanche 13 septembre 2009
"Pesto" de Courgettes, Application: Gratin de Pâtes.
Encore des courgettes, et oui!
Après les muffins, la salade, la tarte, le gratin, voilà le "pesto", enfin, la purée, comme il vous plaira de l'appeler.
Je procède au pif, désolée, c'est beaucoup de pif en ce moment... Je fais fondre des courgettes taillées en paysanne (petits triangles) dans de l'huile d'olive avec des gousses d'ail entières + sel et poivre. Je laisse réduire et cuire jusqu'à ce qu'elles soient dorées et bien tendres.
Puis je mixe, avec des pignons, du parmesan ou de l'emmental et un filet de citron.
Pour vous donner une idée, aujourd'hui, c'était 670g de courgettes, 4 gousses d'ail, 40g de pignon et 60g d'emmental.
C'est très bon en tartine, ou pour tremper des ptites carottes, ou dans les pâtes, comme une sauce.
Aujourd'hui, j'ai mélangé un reste de pâtes avec ce pesto, puis zou, au four. Un bon repas du dimanche soir, léger, enlégumé!
samedi 23 mai 2009
Easy Cheesecake.
J'aime les cheesecakes...je n'en fais pas souvent, parce qu'après, il faut bien les manger, et un gros cheesecake pour deux...pas très raisonnable.
Pourtant j'aurais bien besoin de pratique, car je l'avoue...je ne maîtrise pas encore très bien la technique: quand c'est pas la croûte, c'est la garniture... C'est toujours très bon, mais jamais très très beau.
En tout cas, première résolution: achetez un moule à charnière, ou au moins un cercle à pâtisser non réglable, à bords pas trop hauts.
J'ai profité d'avoir des amis à la maison pour essayer une recette de cheesecake sans cuisson. La recette est inspirée du livre "The Irish Pub Cookbook
"...inspirée, car à la base, le cheesecake contient du Bailey's et est servi avec un sirop à base de bière... (oui...on veut cuisiner Irish, ou on veut pas ;) )
Il vaut vraiment mieux faire ce cheesecake la veille, le service n'en sera que plus serein :)
Ingrédients pour la croûte:
Si vous voulez juste une base de biscuit: 130g de Mc Vities Ginger Nuts réduits en poudre (ou autre: petit beurre, sablés maison, spéculoos, etc etc) et 30 g de beurre (ou de margarine).
Pour réduire les biscuits en poudre, le plus simple, c'est encore les placer dans un sac congélation et de s'y défouler avec un rouleau à pâtisserie.
Ingrédients pour le "filling":
- 170g de sucre (un peu trop je trouve, à réduire, la prochaine fois je mettrai 130g.)
- 300g de St-Morêt, à défaut de Philadelphia.
- 480 ml de crème épaisse
- 1 paquet de gélatine en poudre (6g)
Pour faire la croûte, mélangez vos biscuits en poudre avec le beurre fondu, et tassez la préparation dans un moule de 23 cm de diamètre (ou moins, ça vous fera un cheesecake plus épais). Et enfournez à 180° une dizaine de minutes, jusqu'à ce que la croûte soit dorée.
Pour la garniture: battez le fromage avec le sucre, pour avoir un appareil bien lisse, ajoutez la crème, et battez encore quelques minutes. Je me suis retrouvée avec presque de la crème chantilly...
Diluez la gélatine dans un peu d'eau froide, ajoutez un peu d'eau chaude - un demi-verre de liquide au total- (j'ai suivi le mode d'emploi sur le paquet) et ajoutez tout ça dans l'appareil, qui du coup va fondre un peu. Battez quelques minutes encore pour bien homogénéiser.
Et versez dans le moule au dessus du biscuit. Et laissez reposer, minimum 4h au frais.
Je ne suis pas un exemple à suivre, et voilà le trafic que j'ai fait (ce qui explique l'absence de photos, j'étais persuadée que ça allait être raté).
J'ai chemisé mon cercle à patisserie (à bords hauts) de papier sulfurisé, et j'ai mis mes biscuits au fond. J'ai cuit. J'ai enlevé le papier sulfurisé. Je me suis aperçue que le fond de biscuit n'était pas assez large, alors j'ai resserré le moule. J'ai essayé d'adapter du papier guitare sur le rond de biscuit (pendant 15 minutes au moins), toujours dans le cercle (car je ne fais plus confiance à mon cercle pour ce qui est du démoulage...) J'ai laissé au frais 4h, en vérifiant toutes les heures si ça prenait. J'ai failli aller chez Picard 8 fois pour aller acheter un gâteau qui lui au moins n'allait pas être raté. J'ai fini par démouler en priant un peu. J'ai essayé de déplacer le cheesecake dans un plat de service (là il était dans un moule en silicone). J'ai renoncé à le déplacer assez rapidement. Puis j'ai servi toujours en priant très fort.
Donc voilà, je vais achetez un moule à charnière, la prochaine fois je mettrai plus de biscuits :)
Sinon quand on a le matos, il est vraiment facile à faire: on met les ingrédients, on bat bien (électriquement si on peut, c'est beaucoup plus confortable), on met au frais et basta.
samedi 24 janvier 2009
Une Garniture (Champignons - Epinards), 3 Déclinaisons.
<Post un peu perso, cliquez là pour éviter la logorrhée >
J'ai gardé ma tenue de blog d'hiver plus longtemps que prévu, au vu des températures et des précipitations de ces dernières semaines.
Même si le temps n'est pas vraiment plus clément, il est temps de regarder au delà des nuages, vers les beaux jours qui vont revenir nettoyer tout ce spleen ambiant.
Ce premier vrai post de l'année revêt une signification toute particulière pour moi, il est l'occasion de se remettre dans le bain le plus vite possible, comme après une chute de cheval.
Ma grand-mère nous a quitté il y a moins d'une semaine, d'une maladie soudaine, implacable, imparable, dont je n'avais jamais entendu parler. J'en parle ici car elle venait d'une lignée de femmes dures à la tâche et à la douleur, mais elle avait gardé le cœur bon et cette générosité se retrouvait notamment dans sa cuisine.
Nichée dans son village de pierres et à la terre rouge près de Castelnaudary, elle savait faire une nourriture simple, riche de cœur et délicieuse. Son tour de main était fabuleux, et elle tournait ses sauces avec une certaine nonchalance, et elle faisait mouche à chaque fois ma petite Mamie.
Même quand elle se trompait, et mettait du sucre à la place du sel dans le Cassoulet, c'était bon...je vous jure.
La cuisine est un acte d'amour, d'alchimie, qui nécessite du doigté, de l'expérience et des sentiments. Ma grand-mère, c'était tout ça...et encore plus.
Et la recette (à bisto de nas - à vue de nez):
Il me restait dans mon frigo des champignons de Paris, environ 400g, et comme ces petites bêtes là sont fragiles, il fallait que je m'occupe d'elles. J'ai eu envie de les associer avec des épinards, que j'avais au congèl; j'en ai pris 3 briquettes (je confirme, c'est pas énorme en quantités) et je les ai décongelées.
On commence par éplucher les champignons, couper les pieds, puis on les coupe en quatre. Dans une poêle et dans un peu d'huile d'olive, on commence à les faire revenir, pas trop fort, et au bout d'une dizaine de minutes, quand ils commencent à dorer, on ajoute 2 gousses d'ail écrasées. On aisse cuire un peu, et quand non, décidemment, ça accroche vraiment trop, on ajoute les épinards essorés et on laisse cuire, toujours à feux doux/moyen. (10 minutes de cuisson environ, à partir de ce moment là...sentez, regardez, ça doit sentir bon et avoir l'air bon.)
Comme il fallait lier un peu tout ce beau monde, j'ai versé du lait dans la poêle, de façon à presque recouvrir la préparation, et j'ai ajouté de la Sauceline (un dérivé de la Maïzena, spécial sauce...un truc de Mamie ça encore...) et un Kubor pour donner du goût.
J'ai laissé épaissir, jusqu'à arriver à une consistance un peu épaisse (un peu, pas trop). En fait je rajoute de la sauceline jusqu'à ce que j'obtienne cette consistance.
J'ai éteint le feu et j'ai réservé.
Avant de lancer la cuisson, j'avais réalisé une pâte à tarte. J'ai réutilisé celle-ci, mais on peut faire une pâte brisée, feuilletée, à quiche...n'importe.
Pour faire cette tarte: 130g de farine, 30g de flocons d'avoine, sel, poivre, eau + huile. Je mélange les ingrédients secs, puis l'eau et l'huile cuillère par cuillère, jusqu'à obtenir une pâte. A laisser reposer 30 minutes minimum.
On peut varier les farines et les farines, ajouter des graines ou des épices.
J'avais envie de petites tourtes...alors j'en ai fait quelques unes (3)...puis j'ai eu envie de tartes, alors j'ai en fait quelques unes (3), en ajoutant du fromage par dessus (sur la photo du chèvre aux 3 poivres).
Il ne me restait plus de pâte, alors j'ai mélangé un oeuf à la préparation restante et j'ai fait 3 petites quiches sans pâtes dans des moules à muffins.
Avec l'oeuf battu qui restait, j'ai doré mes tourtes.
Cuisson: 40 minutes environ, 180°C, chaleur tournante, en surveillant et en tournant.
Le mélange est plutôt pas mal, croustillant avec la pâte aux flocons d'avoine, moelleux grâce à la fausse béchamel, très gouteux grâce au Kubor. Les champignons coupés en quartiers, ça me plaît, on les sens bien sous la dents :)
mardi 2 septembre 2008
Tartines de Figues au Miel.
La saison des figues approche à grand pas...les arbres chez mes grands-parents sont plein de promesses...
Voilà une petite tartine sucrée-salée dont je raffole, à la fin de l'été...
Pour une tartine: du bon pain tendre, du fromage de chèvre (des cabécous bien faits, du fromage de brebis à tartiner...), deux figues, et du miel...
Tartinez le pain de chèvre, ajoutez vos figues coupées en deux, nappez de miel...
Dorez et passez au four...
Et dégustez votre portion de soleil :)
lundi 18 août 2008
Gratin de Courgettes Simple et Rapide.
J'ai essayé beaucoup de gratins de courgettes, en évitant la béchamel, que je n'aime pas spécialement, et en essayant de pas faire trop gras.
Autant vous dire que même si c'était pas mauvais, c'était pas non plus génial génial...Pas très goûteux, trop liquide ou trop mastoc, selon la technique utilisée. J'ai plus ou moins laissé tomber.
Et, voilà que je suis approvisionnée régulièrement par les belles courgettes de mon cousin, et hors de question de gâcher le moindre gramme ;) Les légumes du jardin sont pour moi un véritable luxe.
Je me suis tournée vers ma bible es légumes: "Étonnants Légumes" de Thierry Thorens.
Pour 1 kg de courgettes environ (j'en avais 600g, mais j'ai conservé toutes les autres proportions.)
- 70g de farine
- 50 cl de lait
- 150g d'emmental râpé (ou tout autre fromage approchant, de votre goût. J'en ai mis moins je pense, à l'œil, en fonction du plat.)
- huile d'olive, sel et poivre.
Tout d'abord, coupez les courgettes en paysanne. En paysanne me direz-vous? Qu'es aco?
En l'occurrence, ici, c'est couper en triangles.
J'ai trouvé un lien très sympa et très instructif concernant la coupe des légumes: ici. En fait, si votre courgette est fine, vous la coupez en quatre dans le sens de la longueur puis vous émincez ces longs triangles. Si elle est plus grosse, coupez en six.
On obtient ça:
Faites chauffer un peu d'huile d'olive, et faites suer les courgettes: elles doivent devenir translucides et ne pas roussir. En gros, suer, c'est faire sortir l'eau et les imprégner à la place de matière grasse.
Salez, poivrez et parsemez de romarin.
Notez que le sel fait sortir l'eau des légumes, et pour la suite, c'est pas mal d'avoir une poêlée pas trop sèche.
Ajoutez ensuite la farine. On obtient un mélange un peu grumeleux: la farine et l'eau de cuisson s'agglomèrent:
Laissez cuire un peu en remuant, et dès que ça commence à trop accrocher, ajoutez le lait. Remuez bien toujours, et laissez cuire jusqu'à ce le mélange épaississe.
Transvasez dans un plat à gratin:
Recouvrez de fromage, et faites gratiner au four. J'ai pas vraiment fait attention, mais la recette indique: 10 minutes à 200°.
Et ben c'est très bon!





















